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Samedi 19 août 2006

Le baron Wolfgang Van Kempelem naît à Presbourg (Brastilava) en 1734. Ses 3 passions sont les poèmes, la création de pièces de théâtre et la mécanique. Dans ce dernier domaine, il réalise "L'Automate parlant" et "L'Automate Joueurs d'Echecs" qu'il présente en 1770 à Marie Thérèse d'Autriche, à la cour de Vienne.

Cette automate était  une poupée de taille de humaine, richement vêtue à la manière d'un sultan des 1001 nuits. Un splendide turban lui surmontait la tête. On baptisa aussitôt la créature du nom de "Turc". Le "Turc" était assis derrière un échiquier, coiffé d'un truban et drapé de soieries.

Avant de le "mettre en action", le baron ouvrait successivement les portes du meuble en éclairant l'intérieur à l'aide d'une bougie afin que tout le monde puisse l'examiner et exclure toute supercherie.

Des roues, des leviers et des poulies étaient visibles. Après avoir refermé le meuble, le baron tournait une clé pour "remonter" sa mystétieuse mécanique qui était, selon lui, en mesure de battre n'importe quel adversaire ...

 

En 1800, Van Kempelem vend "L'Automate" à Johann Nepomuk Maelzel (né en 1772), mécanicien de son état, et à qui l'on doit en particulier l'invention du métronome pour son ami Beethoven. Maelzel perpétue ainsi l'attraction de Van Kempelem à la cour des Princes.

C'est ainsi qu'en 1809, Napoléon Bonaparte, affronte "L'Automate" au Palais de Schönbrün (Vienne) avec les Blancs. Voir la partie :

    

"L'Automate" est bien sur entendu une supercherie : un champion d'échecs de petite taille, caché à l'intérieur, observe la position à l'aide d'une sorte de périscope et manipule les pièces à l'aide d'un bras articulé. A plusieurs reprises, Van Kempelem et Maelzel frôlent l'emprisonnement pour escroqueries. Très intriqué par l'engin, le prince Eugène de Bavière, achète "L'Automate" pour 30.000 francs afin d'être mis au parfum. Comme le secret n'en est plus un pour lui, il le revend quelques jours plus tard à Maelzel qui peut encore en faire son profit ... En 1825, Maelzel traverse l'Atlantique pour se rendre à New-York, Boston et Cuba.

Le succès est toujours énorme au point que l'écrivain Edgar Poe lui consacre une Nouvelle "Le joueur de Maelzel" dans laquelle il démontre que la machine a un comportement humain ...

A la mort de Maelzel en 1832, son frère Leonhard, hérite de "L'Automate" et il faut attendre finalement 1834 pour voir la supercherie mise à jour par le joueur français Mouret qui aurait crié "Au feu" pour faire sortir le champion apeuré caché à l'intérieur.

A l'issue d'une ultime tentative d'escroquerie en Colombie, "L'Automate" est exposé au musée chinois de Philadelphie. Puis il sera détruit dans un terrible incendie en 1854. "Le Turc" fut donc manipulé plus de 60 ans par des joueurs de haut niveau.

Il n'en reste pas moins que les machines, les vraies, ont désormais gagné la partie. Même l'immense Kasparov a mordu la poussière en mai 1997 dans un match en 6 parties contre "Deep Blue", une machine d'IBM aussi grosse et sexy qu'un congélateur. On disait des échecs que c'était le "Jeu des Rois" et le roi des jeux. Est-il, lui aussi, déjà passé à la guillotine ? Or, après la récente démonstration des nouveaux programmes Junior, Fritz et Hydra face à 3 ex-champions du monde, Khalifman, Ponomariov et Kasimdzanov (2004), la question se pose !

 

Site officiel d'Echecs et Patrimoine

par Marius, rédacteur d'ECHECS et PATRIMOINE publié dans : Les DOSSIERS
Dimanche 13 août 2006

Le fabuleux voyage d'un enfant de Calabre ....

En 1512, le théoricien portugais Pedro Damiano évoque, dans son traité sur le "Jeu Incomparable des Echecs", la ligne 1.d4 d5  2.c4 dxc4, soit la ligne classique du Gambit Dame accepté, comme une suite possible après 1.d4. Un demi-siècle plus tard, en 1559, un nouveau Pape fut élu à Rome, sous le nom de Pie IV. Le prêtre espagnol Ruy Lopez de Segura, natif d'Estrémadure, effectua l'année suivante un voyage jusqu'au Saint-Siège, suivant l'usage. Ruy Lopez est un brillant joueur d'Echecs. A Rome, il occupe son temps libre à disputer des parties enragées contre les meilleurs joueurs du cru, à commencer par Leonardo di Bona, un jeune étudiant, virtuose du jeu d'attaque. L'Espagnol remporte ses parties. Mais il apprend surtout à Rome un nouveau terme échiquéen en vogue : le vocable "Gambito" ou "Gambetto", qui dérive du verbe italien "gambitare", dont la traduction littérale est "tendre un piège". La racine de "Gambitare" n'est autre que "gamba", signifiant "jambe". Un gambit est donc une sorte de croc-en-jambe. Autrement dit, une action malicieuse, ou sournoise afin de provoquer la chute de son adversaire.

             

Aussitôt rentré en Espagne, Ruy Lopez entreprend de vulgariser ce nouveau terme échiquéen. Il le mentionne dans le traité de théorie fondamentale, qu'il publie dès son retour sous le titre de "Livre de l'invention libérale et de l'art du jeu d'Echecs" (1561). A cette époque, les meilleurs joueurs du continent avaient pris l'habitude de consigner les textes de leurs plus belles parties sur des carnets de note. Après quoi, ces champions primitifs pouvaient se livrer à une analyse méthodique. Ils puisaient ainsi dans ces réservoirs de positions critiques des lignes nouvelles, débouchant soit sur des attaques dévastatrices sur le Roi (tactique), soit sur des avantages positionnels décisifs (stratégie). Ainsi naquit la Théorie moderne des Ouvertures !

 

Cependant, la rapidité avec laquelle évolua cette "science" nouvelle rendit bientôt l'usage de ces carnets obsolète. Les primitifs se mirent en quête d'informations "de première main", réactualisées et faisant référence sur le continent. Une première étape fondamentale fut franchie en 1619, lorsque le prodige italien Giochhino Greco (1600-1634), natif de Calabre, acheva de rédiger sa propre compilation de parties. Greco, dit "Le Calabrais", peut-être considéré comme le plus fort joueur d'échecs de la 1ère moitié du XVII ème siècle. Il s'était livré à une analyse comparative exhaustive. Son érudition exceptionnelle lui permit de fixer l'équivalent d'une norme de coups à jouer pour chaque ligne étudiée. Certaines des parties illustratives de son traité avaient été disputées par lui. Dès son plus jeune âge, Greco fit preuve d'une domination absolue sur les joueurs de son temps. Ses attaques irrésistibles, la rapidité et la profondeur de ses combinaisons faisaient l'admiration de tous ses contemporains.

 

Sûr de sa force, Greco entreprit un périple à travers l'Europe. Il voyagea beaucoup et jouait surtout des parties à enjeux et réalisait des gains qui lui permettaient de vivre et de voyager. Il séjourna ainsi à la cour du Duc de Lorraine, en juillet 1621, auquel il offrit une copie de sa compilation de parties. Il rallia ensuite Paris, puis Londres, où il affronta victorieusement les plus forts joueurs des deux royaumes. Là encore, il remit à ses adversaires une copie de son traité, lequel faisant référence à toute une série de gambits : Gambit du Roi, Gambit de Damiano, Gambit de la Dame.

Après quoi, le Calabrais ne cessa plus d'enrichir son manuscrit, éliminant les parties les plus longues, les moins attractives, ou encore celles dont la théorie était notoirement dépassée. Après sa mort (1634), le traité de Greco sera traduit et imprimé en toutes langues, achevant d'imposer en Europe le terme générique "gambit" pour désigner le sacrifice d'un pion dans l'ouverture, pour l'initiative. Le recueil de Greco fut traduit pour la première fois en français en 1669. Plus tard, à l'époque de Philidor, il fut transcrit en notation descriptive.

Site officiel d'Echecs et Patrimoine

Découvrez le dernier stage organisé par Echecs et Patrimoine ici

par Marius, rédacteur d'ECHECS et PATRIMOINE publié dans : Les DOSSIERS
Lundi 7 août 2006

D'ici une petite quinzaine de jours, sera donné le coup d'envoi des 81e championnats de France à Besançon. Voici quelques informations sur l'origine des championnats :

Les Championnats de France

Le Championnat de France se déroule chaque année durant la deuxième quinzaine du mois d'août et rassemble les meilleurs joueurs français mais aussi un grand nombre d'amateurs répartis dans différents tournois. Le tournoi "National", réunit 16 joueurs sélectionnés par un système de qualification préétabli. Il attribue le titre de champion de France. Le tournoi "Accession" est réservé aux joueurs ayant un classement Elo supérieur à 2200 et à des joueurs qualifiés d'office. Les 2 premiers accèdent au National de l'année suivante. L'Open A est réservé aux joueurs ayant un classement Elo supérieur à 1700. L'Open B aux joueurs ayant un classement inférieur à 1800. Enfin le Tournoi "Vétérans" ouvert aux joueurs âgés de plus de 60 ans.

 

De 800 à 900 joueurs participent à ce championnat chaque année.

Le record du nombre de participants date de 1993 avec 909 joueurs réunis à Nantes.

 

Liste des champions de France de 1914 à nos jours (2005)

de 1914 à 1963

Les vainqueurs

de 1964 à 2005

Les vainqueurs

 1914 - Lyon
 1923 - Paris

 1924 - Strasbourg

 1925 - Nice
 1926 - Biarritz

 1927 - Chamonix

 1928, Marseille
 1929, Saint-Claude

 1930, Rouen

 1931, Lille
 1932, La Baule

 1933, Sarreguemines

 1934, Paris

 1935, Saint-Alban

 1936, Paris

 1937, Paris

 1938, Toulouse

 1939, non disputé

 1940, Nice

 1941, Paris 
 1942, Paris

 1943, Pau  
 1944, non disputé

 1945, Roubaix 
 1946, Bordeaux

 1947, Rouen 
 1948, Paris

 1949, Besançon 
 1950, Aix 
 1951 - Vichy

 1952 - Charleville

 1953 - Paris

 1954 - Marseille
 1955 - Toulouse

 1956 - Vittel

 1957, Bordeaux 

 1958, Le Touquet
 1959, Reims

 1960, non disputé
 1961, Paris

 1962, Paris
 1963, Paris
 1964, Montpellier

 A. Goetz
 G. Renaud

 R. Crépeaux

 R. Crépeaux
 A. Chéron

 A. Chéron

 A. Gibaud 

 A. Chéron
 A. Gibaud

 A. Muffang
 M. Raizman

 A. Gromer
 V. Khan

 A. Gibaud

 M. Raizman

 A. Gromer

 A. Gromer

 non disputé

 A. Gibaud

 R. Crépeaux
 R. Daniel
 L. Bigot 
 non disputé

 C. Boutteville 
 M. Raizman

 M. Raizman 
 N. Rossolimo

 C. Hugot 
 C. Boutteville
 
 
M. Raizman

 M. Raizman

 X. Tartakover

 C. Boutteville
 C. Boutteville

 P. Rolland

 W. Bergraser 

 C. Lemoine
 C. Boutteville

 non disputé
 G. Mazzoni

 A. Thiellement
 A. Thiellement 
 M. Roos

 1964, Montpellier
 1965, Dunkerque

 1966, Grenoble

 1967, Dieppe

 1968, Lyon

 1969, Pau

 1970, Mulhouse 
 1971, Bordeaux

 1972, Rosny-sous-Bois 
 1973, Vittel

 1974, Chambéry 
 1975, Dijon

 1976, Saint-Jean-de-Monts 
 1977, Le Touquet

 1978, Castelnaudary 
 1979, Courchevel 
 1980, Puteaux 
 1981, Vitrolles
 1982, Schiltigheim

 1983, Belfort
 1984, Alès

 1985, Clermont-Ferrand

 1986, Epinal 

 1987, Rouen
 1988, Val-Thorens

 1989, Epinal
 1990, Angers

 1991, Montpellier
 1992, Strasbourg 

 1993, Nantes
 1994, Chambéry

 1995, Toulouse
 1996, Auxerre

 1997, Narbonne
 1998, Méribel 

 1999, Besançon
 2000, Vichy

 2001, Marseille
 2002, Val d-Isère  
 2003, Aix-Les-Bains   
 2004, Val d-Isère  
 2005, Chartres  
 2006, Besançon

 M. Roos
 G. Mazzoni

 W. Bergraser

 C. Boutteville

 J.C Letzelter

 J. Planté

 J. Maclès
 J.C Letzelter
 A. Haïk 
 M. Benoît

 J.C Letzelter 
 M. Todorcevic

 F. Chevaldonnet 
 L. Roos

 N. Giffard 
 B. Kouatly
 
 
J.L Seret
 J.L Seret
 N. Giffard

 A. Haïk
 J.L Seret

 J.L Seret

 G. Miralles 

 C. Bernard
 G. Andruet

 G. Miralles
 M. Santo-Roman

 M. Santo-Roman
 M. Apicella 

 E. Bricard
 M. Santo-Roman

 E. Prié
 C. Bauer

 
A. Vaisser
 I. Dorfman 

 E. Bacrot
 E. Bacrot

 
E. Bacrot
 
E. Bacrot
 
E. Bacrot
 
Joël Lautier

 
Joël Lautier
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Site Web de la  FFE

Site Echecs et Patrimoine

par Marius, rédacteur d'ECHECS et PATRIMOINE publié dans : Les DOSSIERS
Vendredi 4 août 2006

La création :

Les joueurs d'échecs français, désireux d'unifier les règlements, de créer des compétitions officielles et de mettre en place un système d'information, tentent dès le milieu du XIXème siècle de créer une association nationale. C'est Henri Delaire, théoricien et directeur de la revue "La Stratégie" qui réussit, en 1921, à donner vie à la Fédération Française des échecs (FFE).

 

L'évolution de la FFE :

Fondateur de la FFE, Henri Delaire en abandonne cependant vite la présidence. Il est remplécé dès 1922 par Fernand Gavarry, auquel succède Léon Tauber en 1929. En 1932, la présidence est confiée à Pierrre Biscay, qui occupera cette fonction pendant vingt-trois-ans.

La FFE connaîtra par la suite une période d'instabilité : de 1955 à 1962 quatre présidents se succèderont. Si la France a su accueillir dès les années 20 des joueurs de très haut niveau contraints à l'exil, tels le Russe Alekhine, champion du monde de 1927 à 1935 et de 1937 à 1946, ou le Polonais Tartakover, la FFE n'a pas encore réussi à former sa propre élite nationale. Les échecs français ne brillent guère alors que dans le domaine spécialisé des problémistes.

Les seules compétitions officielles organisées à l'époque par la FFE sont les Championnats de France individuels et la Coupe de France.

 

Les premières structures :

En 1962, avec l'élection de Pierre Augeix, la présidence fédérale qui Paris pour Laon. Dès lors, elle demeurera toujours en province (Montpellier ensuite). La même année, tandis qu'une direction des Jeunes efficace est mise en place, apparaissent les premières licences scolaires. Robert Bellanger est à la tête de cette direction, puis Camille Canonge lui succède en 1964. En 1969, Pierre Augeix et Camille Canonge laissent une Fédération, dotée d'un principe de classement national, l'indice de valeur de performance (IVP). Succèdant à Fernand Supper, le nouveau président, Raoul Bertolo qui, entouré d'une équipe dynamique et dévouée, avait fondé la revue internationale "Europe Echecs", organise, en 1974, les Olympiades de Nice. La France échiquéenne sort de sa longue période de déclin. L'espoir est là, mais les joueurs français sont toujours techniquement dominés sur le plan international. Jacques Lambert, directeur de la section Jeunes depuis 1969, prend la succession de Raoul Bertolo en 1976, l'année même où Aldo Haïk est le premier français à recevoir le titre de maître international. Durant les dix années suivantes, la FFE va effectuer un important travail de fond qui permet la mise en place de structures adminsitratives précises  et d'un sensemble de règlements pour les compétitions et pour les titres disputés. Les Cercles d'échecs, plutôt fermés, traditionnellement ancrés dans les arrières-salles de café, se transforment en véritables Clubs sportifs.

 

L'expansion de la FFE :

Un classement Elo articulé avec celui de la FIDE, des titres nationaux sur normes, des compétitions par équipes sur le modèle d'autres sports, des tournois internationaux, des échanges abondants et fructueux avec l'étranger bouleversent les habitudes et témoignent de ce renouveau. En 1985, la France termine quatrième au Championnat du monde par équipes, et sixième aux Olympiades. Elle retrouve sa place naturelle dans une fédération international en pleine expansion.  

Depuis lors, sous la houlette de Raoul Bertolo, revenu pour deux ans à sa tête, puis de successeur Jean Claude Loubatière, la FFE poursuit son ascension. Ses joueurs, ses arbitres, ses compétitions la situent aux premièrs rangs, et ses structures sont les plus complètes du monde. Au grand regret de tous, Jean Claude Loubatière disparaîtra en 2004 et Jean Claude Moingt lui succède.

La FFE compte à l'heure actuelle plus de 50000 joueurs affiliés, répartis dans plus de 900 clubs.

 

Tous les présidents de la F.F.E

1921
1922
1929
1932
1955
1957
1958
1960
1962
1970
1976
1987
1989
2004

 Henri Delaire
 Fernand Gavarry

 Léon Tauber
 Pierre Biscay
 Marcel Berman

 Jacques Arnoult

 Jean Stevenot
 Paul Garet

 Pierre Augeix

 Fernand Supper, et Raoul Bertolo

 Jacques Lambert
 Raoul Bertolo
 Jean-Claude Loubatière

 Jean Claude Moingt

 

Site officiel de la FFE

Site Echecs et Patrimoine

par Marius, rédacteur d'ECHECS et PATRIMOINE publié dans : Les DOSSIERS
Lundi 17 juillet 2006

Les champions du monde d'échecs de 1886 à 2002 en photo

par Olivier Coudrette, rédacteur d'ECHECS Mag publié dans : Les DOSSIERS
Samedi 1 juillet 2006

Qu'est-ce que le Shôgi ?

Issu de la tradition japonaise, ce jeu encore méconnu en Europe est la variante nipponne du jeu d'échecs que nous connaissons tous. Ce jeu fonctionne sur des principes similaires : prendre le roi adverse en déplaçant ses propres pièces. Il comporte également des règles inédites, qui lui confèrent une saveur toute particulière. Après quelques parties, on commence à appréhender le potentiel extraordinaire de ce jeu, de cet art.

Découvrez les règles ici

Le Shogi est un jeu de stratégie, comparable aux jeux d’échecs. 20 millions de japonais s’y adonnent. Au Japon, la popularité du Shogi et de ses joueurs professionnels est très importante, et de nombreux tournois sont diffusés par les télévisions nationales.

Pratiqué aujourd’hui un peu partout dans le monde, le Shogi se joue à deux sur un damier appelé « Shogi-ban » et à l’aide de 40 pièces ; le but étant de capturer le leader des troupes adverses.

Un événement à ne pas rater en France :

A Colmar se déroulera le 22e championnat d'Europe d'échecs japonais (et 8e World Open de Shôgi).

Pour la toute première fois, la France accueille les championnats d'Europe du 6 au 9 juillet 2006 en Alsace. À cette occasion, une exposition et des animations publiques sont organisées autour de cet événement. Il s'agit du 22e championnat d'Europe d'échecs japonais (et 8e World Open de Shôgi).

Site officiel de l'événement ici

Il s’agit du 22 ème championnat d’Europe. Celui-ci se déroule tous les ans au cours de la saison estivale, au sein des différents pays d’Europe qui doivent, pour chaque édition, « concourir » pour obtenir l’autorisation d’organiser ce championnat.

Ces dernières années, il a eu lieu :

  1. • En 2004, à Pardubice en République Tchèque

  2. • En 2003, à Munich en Allemagne

  3. • En 2002, à Göteborg en Suède

Ce type de championnat officiel n’a pas été organisé en France depuis très longtemps.

Le championnat d’Europe se dispute par éliminatoires successifs, en 5 tours disputés parmi les 32 meilleurs joueurs européens présents.

Le World Open

Le World Open est un tournoi plus récent, puisqu’il ne s’agira en 2006 que de sa 8ème édition. Ce championnat, qui se déroule toujours en parallèle au championnat d’Europe, est ouvert, non seulement aux joueurs européens confirmés, mais aussi aux japonais résidant en Europe. Cela permet à d’anciens professionnels du Japon ou à tout joueur qui le souhaite de participer.

Cette année, des joueurs de Hong-Kong et des Etats –Unis feront la route pour participer à l’événement.

Contrairement au Championnat d’Europe, le World Open, lui se dispute sous forme de cumul de points. Tous les joueurs se rencontrent ; le meilleur étant celui qui a obtenu le plus de points au cours des différentes parties.

 

par Olivier Coudrette, rédacteur d'ECHECS Mag publié dans : Les DOSSIERS
Mardi 27 juin 2006
Eleni vit avec son mari et ses deux enfants sur l'île grecque de Naxos. Femme de ménage dans un hôtel, elle mène une vie plutôt monotone, jusqu'à ce qu'elle se découvre un intérêt profond et inattendu pour les échecs. Mais cette nouvelle passion va lui attirer les moqueries des gens de l'île et la colère de son mari. Eleni trouvera du réconfort auprès d'un vieux professeur qui l'aidera à maîtriser l'art des échecs et à affronter le regard des autres.
Ce premier roman nous donne à découvrir un formidable talent de narratrice.
Extrait du livre ici
Biographie de l'auteur: Bertina Henrichs, née à Francfort il y a trente-sept ans, vit en France depuis plus de quinze ans. Après des études de lettres et de cinéma, elle est devenue scénariste de documentaires et de fictions. Fascinée par la lumière et les couleurs des îles grecques, où elle a souvent séjourné - ce qui rend son récit si authentique- , elle écrit La Joueuse d’échecs, son premier roman, directement en français. Elle s’amuse d’ailleurs en se souvenant que son sujet de thèse à Jussieu portait sur les écrivains qui ont changé de langue en exil !
par Olivier Coudrette, rédacteur d'ECHECS Mag publié dans : Les DOSSIERS
Vendredi 16 juin 2006

Olibris est une maison d'édition qui vient combler un manque dans le marché du livre d’échecs.

La société créée par Olivier Letréguilly  propose de très bons ouvrages tant au niveau du contenu qu’au niveau de la présentation. Les livres écrits par des entraîneurs reconnus sont accompagnés par de nombreux dessins de Francis Delivré.

Grande vie a cette maison d’édition: son site

 

 

"Olibris est une petite maison indépendante consacrée à l’édition de livres d’échecs de qualité en langue française. Vous trouverez sur son site, la présentation de leurs publications, avec des extraits à télécharger.

Notre souhait est de mettre à votre disposition de très bons livres, pour que vous trouviez ce qui vous convient quels que soient votre niveau aux échecs et votre motivation. A ce jour, Olibris ne compte encore que six titres au catalogue. De nombreuses nouveautés sont prévues au second semestre 2006 : des livres d'ouvertures (La Sicilienne Classique expliquée, d''Alex Yermolinsky, et l'Ouest-indienne expliquée, de Peter Wells), un livre de test original permettant de cerner ses points faibles et ses points forts (Echecs : le test, d'Igor Khmelnitsky), un livre plein de précieux conseils par l'un des tous meilleurs auteurs mondiaux (Les secrets de l'efficacité aux échecs, par John Nunn) et d''autres encore, que vous découvrirez bientôt sur ce site."

Voici une interview du gérant d'Olibris: Olivier Letréguilly

Voici un extrait du livre boussole sur l'échiquier écrit par un des entraîneurs de l'équipe de France des jeunes: Xavier Parmentier

par Olivier Coudrette, rédacteur d'ECHECS Mag publié dans : Les DOSSIERS
Mercredi 17 mai 2006

Si vous voulez vous préparer pour les tournois de l'été ou si vous souhaitez plus simplement approfondir vos connaissances des outils Chessbase (base de données / logiciel de jeu Fritz), voici les prochains séminaires que vous propose Etienne Mensch (2 week- ends en Mai & Juin à Strasbourg):

Les stages auront lieu à Strasbourg, en salle informatique entièrement équipée avec vidéoprojecteur, et par groupe de 8 personnes maximum. 3 modules de 4h sont proposés :
- Module I : Gérer ses bases de données
(les samedis 27 Mai et 10 Juin toute la journée, ce module s'adresse au plus grand nombre)
- Module II : Apprendre une ouverture
(les dimanches 28 Mai et 11 Juin de 9h à 13h)
- Module III : Préparations, recherches avancées & méthodes d'entraînement  --  "Spécial Compétition"
(les dimanches 28 Mai et 11 Juin de 14h à 18h)

L’accent est mis sur la pratique grâce à la dispense d’exercices favorisant le maniement des bases de données d’échecs… et la réflexion !
---> Téléchargez le programme détaillé de la formation (fichier pdf)
---> Consultez le
site web des séminaires
... et apprenez quelques astuces !!
Si vous êtes intéressés, merci de préciser rapidement le(s) module(s) et date(s) qui vous conviennent.
Salutations échiquéennes !
Etienne Mensch
4, rue Beethoven
67000 STRASBOURG
Tel : 03 88 61 47 03
Mobile : 06 85 15 00 28

Site officiel ici

par Olivier Coudrette, rédacteur d'ECHECS Mag publié dans : Les DOSSIERS
Mercredi 19 avril 2006

Les échecs mondiaux ont mal à la FIDE. La vénérable institution créée à Paris en 1920 et censée représenter le jeu et les joueurs ne présente plus guère aujourd’hui que l’image caricaturale d’une institution en bout de course.

Un constat accablant…

De fait, le constat est accablant. Dix ans après sa première élection en 1996, le président de la FIDE n’est jamais parvenu à unifier le titre mondial. La question se pose en ces termes : comment se reconnaître dans une fédération internationale incapable de désigner un champion ? Comment intéresser l’homme de la rue s’il ne connaît pas le nom du champion du monde ? Comment intéresser médias et sponsors si aucune figure emblématique ne détient sans contestation le titre suprême ?

…Pour un triple échec.

Un échec démocratique.

Kirsan Ilyumzhinov (en photo à droite) est un homme d’affaires qui a fait fortune sur les ruines de l’Union Soviétique. Il est ensuite devenu président d’une petite république autonome russe, sur les rivages de la mer Caspienne, la Kalmoukie. Les conditions de son élection et de ses réélections en disent long sur les pratiques de l'homme : Ignatius Leong ou Bachar Kouatly, opposants publics au président de la Fide, se sentirent assez menacés dans leur intégrité physique pour abandonner leur combat... Précautionneux, Leong retira sa candidature en 2002 à la dernière seconde et se vit proposer en échange un poste de vice-président ! De fait, Ilyumzhinov n'a jamais affronté un scrutin. De ce point de vue, au moins, Turin constituera une première.

Un échec pour le développement des échecs

Si Ilyumzhinov a bien injecté dans les échecs les millions de dollars promis, il n'en reste pas moins que le développement des échecs sous son ère a moins été servi que sa volonté de puissance : tour a tour candidat à la présidentielle russe, propriétaire d'un club de football, il a aussi affiché sa volonté de faire revenir en Kalmoukie le corps de Lénine...ou d'organiser un match Karpov-Kamsky à Bagdad . Quant à la FIDE à proprement parler, son initiative la plus spectaculaire fut de monter avec le businessman russe Artyom Tarasov, “FIDE Commerce Ltd”. Ce sur quoi nous reviendrons. Quant au championnat du monde, malgré les effets de manche et d'annonce, 50 millions de dollars pour la réunification du titre, notamment, rien ne s'est concrétisé et la parodie de championnat du monde jouée en Libye n'a sûrement rien fait pour l'image des échecs auprès du grand public (rappeler en note de bas de page que les joueurs israëliens ou juifs étaient personna non grata à ce tournoi, sauf à accepter de jouer sur une île en Méditerranée...)

Un échec pour le jeu professionnel.

L'échec de ces onze ans de présidence est retentissant. Un championnat du monde annuel doté de 5 millions de dollars a été annoncé, puis le chiffre a été ramené à 3 millions pour un tournoi qui se jouerait finalement un an sur deux. Que dire des matchs annoncés à Bagdad, Buenos Aires, Yalta et finalement annulés ?

Pire, la FIDE se considère comme étant “en guerre” avec les organisateurs de tournoi. C'est Artyom Tarasov qui l'a affirmé, s'opposant avec le plus grand sérieux à ce que les organisateurs de tournois privés puissent échapper à la mainmise de “FIDE commerce ltd” !

Résultat, une ambiance morose au plus haut niveau. Karpov a même récemment affirmé que “les échecs [professionels] disparaîtraient d'ici quatre ans”. Des indices lui donnent malheureusement raison : le retrait de Kasparov en est un. Le retrait d'autres joueurs de premier plan comme Jeroen Piket ou Mathew Sadler en est un autre. Heureusement, l'opposition est organisée. L'ACP s'est révélée être une alternative crédible. à l'omnipotence de la FIDE en organisant un championnat du monde Kramnik-Leko à Brissago. Mais la chance historique que doivent saisir les amoureux des échecs, ce sont les élections de Turin en mai prochain qui l'offrent. Bessel Kok, le célèbre organisateur de tournoi, apparaît comme l'homme providentiel. Capable de rallier à sa cause le monde anglo-saxon et de nombreuses fédérations ou personnalités comme Vacal Havel (excusez du peu !),  Bessel Kok (en photo à gauche) a su aussi fédérer. C'est ainsi que Léo Battesti (en photo à droite), la FFE et Bessel Kok ont conclu un accord historique prévoyant en cas de victoire un poste de vice-président pour la France et l'installation du siège de la FIDE en région parisienne. Rien moins ! La campagne de Bessel Kok a depuis décollé : chaque jour une nouvelle fédération apporte son soutien alors qu'Ilyumzhinov est encore dans les starting blocks. A n'en pas douter, si le processus démocratique est respecté, ces quelques longueurs d'avance et cette volonté de mettre fin à plus de dix ans d'errements peuvent renverser des montagnes.

Jérôme MAUFRAS

par Jérôme Maufras publié dans : Les DOSSIERS
Samedi 15 avril 2006

Classé 2560 FFE Frank Bairamian (en photo) était en Mai 2005 le 8ème joueur français ; juste devant Jean Marc Degraeve, Igor Nataf, Maxime Vachier Lagrave…

Cette année le club d’Antibes qui cherchait des joueurs à plus de 2200 pour jouer dans le top 16 pensait avoir trouvé avec Frank Bairamian un bon joueur.

Mais voila après 3 matchs et autant de défaites tout le monde se rend compte qu’il est loin de valoir cet élo.

Les forums d’échecs ne cessent d’en parler. Le président du club d’Antibes, Iannis Bokias, se sent obligé d’intervenir en publiant sur France-echecs cela :

« Juste quelques mots sur l'affaire Franck Bairamian.
Il n’y a aucune intention de la part du club d'Antibes d'aligner un joueur avec la volonté de décaler le reste des joueurs comme il a été dit. C'est un calcul stupide qui ne peut rien apporter. Nous aurions alors l'obligation de faire 5/8 a chaque rencontre... Je n'ai jamais été au courant de la manière dont Franck Bairamian aurait soit disant obtenu ce classement, je ne connais Monsieur Bairamian que depuis quelques mois. (Juin 2005)… Je vous précise que Franck a été aligne échiquier numéro 5 contre Gonfreville a la première ronde... Le club d'Antibes a toujours respecte le règlement. »

Depuis le classement de Frank Bairamian a été modifié et descendu ,de 250 points, à 2310 élos par le directeur des élos Charles Henry Roy.

Il semble aujourd’hui peu probable de revoir Franck Bairamian dans le top 16… A moins que le président-capitaine d’Antibes en décide autrement...

par Olivier Coudrette, rédacteur d'ECHECS Mag publié dans : Les DOSSIERS
Vendredi 14 avril 2006

Nous avons tous joué petit au jeu des chaises musicales. Cette année ce sont quatre féminines du Top 16 qui retrouvent le jeu de leur enfance :) :

Almira Schripchenko part de Paris NAO Chess pour Monaco ; Rosa Te-Lallemand quitte Monaco pour Bischwiller ; Sophie Milliet part de Bischwiller pour Clichy ; Sylvia Collas quitte Clichy pour Paris NAO Chess.

par Olivier Coudrette, rédacteur d'ECHECS Mag publié dans : Les DOSSIERS