Tournoi d'échecs

Publié le par Olivier Coudrette, rédacteur d'ECHECS Mag

Le Défi Echiquier Châlonnais et BNP Paribas :

Le Défi opposera l'espoir français, Romain Edouard, champion d'Europe des moins de 16 ans, au champion d'Ouzbékistan Alexeï Barsov (41 ans).

Organisé par l'Echiquier Châlonnais, avec le soutien de BNP Paribas, le match intergénérationnel se disputera dans les salons de la mairie de Fagnières (près de Châlons-en-Champagne).

Les résultats:

Ronde 1: EDOUARD Romain - BARSOV Alexei : 1/2 - 1/2 (la partie ici)

Ronde 2: BARSOV Alexei - EDOUARD Romain : 1/2 -1/2 (la partie analysée ici)

Ronde 3:
EDOUARD Romain - BARSOV Alexei : 1/2 - 1/2 (la partie ici)

Ronde 4:
BARSOV Alexei - EDOUARD Romain : 1/2 -1/2 (la partie ici)

Départages: Alexei Barsov s'impose dans le tie-break (15 min + 10 sec/coup) par 1,5 à 0,5 et remporte la 1re édition du "Défi".

Les analyses de Christophe Guéneau:

Propos publiés sur le site de l'évènement à cette page: ici

Analyse de la première partie par
Christophe Guéneau:

"Disputer un match est probablement l’exercice le plus complexe aux échecs car cela nécessite une rigueur de tous les instants et une gestion impeccable de différents paramètres.
Le facteur le plus délicat à gérer est sans aucun doute la préparation théorique car de la maîtrise des ouvertures, les siennes et celles de l’adversaire, dépend souvent le résultat des parties et donc du match.
Cette préparation nécessite parfois plusieurs semaines de travail durant lesquelles il faut se montrer extrêmement rigoureux. Cette phase n’est probablement pas la plus appréciée des joueurs d’échecs, surtout les jeunes, mais elle est indispensable pour qui souhaite prendre l’ascendant lors de la phase initiale.
Chaque joueur tente alors de deviner les choix d’ouverture de son adversaire aussi bien avec les pièces blanches que les pièces noires. Adoptera-t-il sa variante fétiche ? Tentera-t-il quelque chose de spécial ? Jouera-t-il une variante délaissée depuis quelques années ? Jouera-t-il plutôt de manière tactique ou positionnelle ? Autant de questions auxquelles il faut trouver une solution.
A l’instar d’un enquêteur chacun des deux protagonistes tente alors de se glisser dans la peau de son adversaire pour anticiper au mieux son jeu et ses possibles réactions.
Puisqu’il ne faut négliger aucune piste il arrive bien souvent que l’on fouille aussi dans le passé de son adversaire pour tenter de déceler ses qualités mais aussi et surtout ses faiblesses.
Pour se faire on utilise d’immenses bases de données dont certaines contiennent plusieurs millions de parties. Lorsqu’un joueur dispute un tournoi à Moscou, New York ou Djakarta, quelques jours plus tard elles circulent dans le monde entier via Internet ou les bases de données en ligne.

Tout ce travail théorique en amont est passionnant mais souvent usant. C’est la raison pour laquelle certains joueurs font parfois appel à des collaborateurs extérieurs, souvent des maîtres chevronnés, pour les aider dans cette mission délicate.
C’est le cas du jeune Maître International Edouard Romain qui a bénéficié pour ce match de l’assistance de quelques entraîneurs français et surtout du Maître FIDE Xavier Parmentier, présent tout au long du match.

Il faut également attacher beaucoup d’importance à la préparation physique car une partie d’échecs durent souvent plusieurs heures (parfois même plus de six heures) durant lesquelles la pression et le stress montent crescendo.
La partie progressant il faut alors savoir gérer la fatigue tout en gardant sa lucidité pour éviter de commettre une erreur qui peut avoir de fâcheuses conséquences. Il faut bien entendu comparer ce qui est comparable mais c’est un exercice qui se rapproche du Biathlon (ski de fond et tir). Dans un match long (plus de dix parties) il n’est pas rare qu’un joueur perde entre quatre et six kilos ! Le jeu d’échecs est terriblement exigeant car il n’autorise pas le moindre relâchement. A l’instar d’un pilote de Formule 1 il faut savoir gérer la pression et se montrer précis jusqu’à la ligne d’arrivée.
Jouer comme un Champion du Monde durant cinq heures ne sert à rien si par la suite on commet une faute idiote qui coûte un pion ou une pièce.

Et puis il y a tout ce qui concerne la psychologie, un domaine qu’il ne faut jamais négliger, surtout lors d’un match puisque l’on rencontre plusieurs fois le même adversaire.
Emmanuel Lasker, deuxième champion du monde de l’histoire fut le premier à utiliser certains artifices pour faire déjouer ses adversaires de l’époque. Comme on dirait aujourd’hui, dans certains cas il avait tendance à jouer davantage le « bonhomme » que la position.
Le match d’échecs le plus célèbre de l’histoire fut sans aucun doute la finale du Championnat du Monde qui se déroula en 1972 à Reykjavik (Islande) entre le champion du monde en titre, le Soviétique Boris Spassky et son challenger l’Américain Robert James Fischer. En pleine guerre froide USA-URSS, ce match passionna le monde entier car outre le génie des deux champions s’ajoutèrent une dimension politique, économique et
psychologique.
Après moult péripéties, Fischer défia la chronique en refusant de jouer la seconde partie afin de protester contre la présence trop bruyante (selon lui) des caméras de télévision. Il resta tranquillement dans sa chambre d’hôtel et Spassky remporta la partie par forfait. Très abattu psychologiquement Spassky ne fut plus ensuite que l’ombre de lui-même jusqu’à la fin du match et Fischer remporta le titre magistralement.
Beaucoup d’experts estimèrent que le match bascula en faveur de Fischer précisément lors de cette seconde partie. Certains allèrent même jusqu’à affirmer qu’à cette occasion Fischer avait joué le meilleur coup de sa carrière !

La première partie d’un match est toujours un moment très important car elle permet de se rendre compte de la forme des protagonistes tout en donnant une indication sur le style de jeu qui sera adopté. On s’attend parfois à un match engagé avec de nombreuses passes tactiques et il arrive parfois que le contraire se produise avec de longues manœuvres positionnelles.
L’affrontement entre le Champion d’Europe Minime, Romain Edouard (16 ans) et le champion d’Ouzbékistan, Alexei Barsov (41 ans) s’annonçait comme très indécis car à la fougue et la jeunesse du premier devait logiquement s’opposer le calme et l’expérience du second. La traditionnelle querelle des anciens et des modernes version 64 cases.
Le coup d’envoi fut donné par Monsieur Alain Biaux, maire de Fagnières et hôte de la rencontre puisque le match se déroule dans l’un des salons de sa mairie. Conformément aux instructions de Romain Edouard, il exécuta avec un large sourire le coup 1. e2-e4.
Alexei Barsov répondit instantanément 1 e6 (la défense Française) et ce ne fut une surprise pour personne puisqu’il passe pour être un grand spécialiste de cette défense. Aussitôt les coups défilèrent mais après 2. d4 d5 3. Cc3 Cf6 Edouard marqua un temps d’arrêt, traduisant sa surprise. Il s’attendait très certainement à 3.Fb4 (la variante Winaver) la suite fétiche de son adversaire et contre laquelle on peut supposer que le jeune Edouard et ses assistants avaient prévu de placer une botte secrète. En vieux renard Barsov flaira le piège car il préféra éviter les complications d’un duel théorique en jouant 3.Cf6 (la variante classique).
Après 4. Fg5 les deux adversaires jouèrent ensuite à la vitesse de l’éclair et l’on obtint bientôt une partie d’attaque avec roques opposés (grand roque pour les Blancs - petit roque pour les Noirs).

Au 11e coup Edouard hésita longuement. Au lieu de jouer le coup classique h2-h4, pour lancer les opérations à l’Aile Roi, il se décida pour De3, un coup douteux selon Xavier Parmentier (voir ses analyses).
Cela donna l’occasion à Barsov de s’organiser en défense mais aussi et surtout de préparer sa riposte à l’Aile Dame. Quelques coups plus tard ce fut au tour de l’Ouzbek de rendre la politesse en jouant le coup simplificateur 14 ?Fxf3 alors que 14 ?Dc7( !) aurait sans doute posé davantage de problèmes aux Blancs.

Le tournant de la partie intervint certainement après 17. g4 !? Ici Barsov répliqua par 17.cxd4 alors que le coup plus logique 17.Tac8 (menaçant c4) semblait assez gênant pour les Blancs.
Par la suite Edouard donna l’impression d’être un peu mieux mais son adversaire joua parfaitement en défense. Après une série d’échanges Barsov provoqua une finale dans laquelle il aurait certainement pu mettre à l’épreuve la technique de son adversaire.
Assez curieusement il décida pourtant de proposer la nulle qui fut acceptée sur le champ. Lors de l’analyse post mortem Edouard avoua son étonnement et indiqua qu’avec les Noirs il aurait certainement continué la partie. De son côté Barsov estima qu’il était préférable de ne pas dépenser trop d’énergie afin de mieux se concentrer sur la seconde partie où il aura cette fois les Blancs.
C’est à la fin du match que l’on pourra dire si son choix était judicieux."
Propos de Christophe Guéneau sur le site du défi ici

Analyse de la seconde partie par Christophe Guéneau:

Une fois de plus Alexei Barsov a déjoué la préparation adverse en évitant la défense Benoni, une ouverture risquée mais très dynamique qui convient parfaitement au tempérament du jeune champion français, Romain Edouard.
Après 1. d4 Cf6 2. Cf3 e6 3. c4 c5 le coup classique est ici 4. d5 pour prendre l’avantage au centre et créer des complications. Cela engendre souvent des parties complexes avec des coups tactiques difficiles à prévoir, ce qui n’est pas du goût de tous les joueurs.
Se sentant plus à l’aise dans une partie davantage axée sur le jeu positionnel Barsov préféra adopter un schéma d’Anglaise avec 4.g3. Une stratégie intéressante car après quelques échanges au centre, Barsov donna l’impression d’être mieux grâce à ses deux Fous magnifiquement braqués sur l’Aile Dame adverse.
Beaucoup de spectateurs pensèrent alors que le champion d’Ouzbékistan allait l’emporter en faisant parler sa technique mais Romain Edouard démontra que l’avantage spatial des Blancs n’était qu’une illusion d’optique.
Méthodiquement le jeune MI français redressa la situation. Gardant son calme il joua avec précision et après avoir repoussé toute tentative d’attaque se paya même le luxe de gagner un pion.
Hélas pour lui la présence de Fous de couleurs opposées l’empêcha de remporter la victoire. Une nulle que l’on qualifiera de combattive.
Après deux parties le score du match est de 1-1.
Le DEFI n’est toujours pas lancé mais on peut supposer que demain, avec les Blancs, Romain Edouard tentera quelque chose. Jusqu’ici il a démontré que le challenger n’avait jamais été en difficulté.
Christophe Guéneau.


La page ici

Analyse de la troisième partie par Christophe Guéneau:

Aujourd’hui 19 avril le DEFI opposant Romain Edouard à Alexei Barsov, dans les salons de la mairie de Fagnières, nous a offert une magnifique partie, riche en émotion et particulièrement dense avec une belle succession de phases tactiques et techniques.
Conduisant les Noirs, Alexei Barsov, le sociétaire de l’Echiquier Châlonnais, a une nouvelle fois accordé son entière confiance à la défense Française, son ouverture fétiche depuis plus de dix ans.
Après avoir analysé la première partie avec son secondant, le MF Xavier Parmentier, Romain Edouard est sans doute parvenu à la conclusion qu’il y avait certainement moyen de prendre l’avantage en améliorant la variante. Dans ces conditions il répéta assez vite les premiers coups qui défilèrent à la vitesse de l’éclair. Après 1. e4 e6 2. d4 d5 3. Cc3 Cf6 4. Fg5 dxe4 5. Cxe4 Cbd7 6. Cxf6 Cxf6 7. Cf3 Barsov préféra dévier et éviter toute préparation adverse en adoptant le coup 7…h6.
Les bases de données indiquent ici plusieurs coups intéressants mais celui choisi par Romain Edouard 7. Fe3 conféra à la partie un cachet assez tactique. A la fin de l’ouverture le jeune français donna l’impression d’avoir l’avantage mais son adversaire, fort de sa paire de Fous, déclencha une belle attaque à l’Aile Roi.
La partie devint alors très complexe et les deux joueurs usèrent à fond leur capital temps pour éviter une erreur fatale à ce niveau de compétition.

A court de temps Barsov essaya de tout donner pour obtenir une position gagnante mais à l’instar de la seconde partie Edouard, avec calme et sang froid trouva la bonne défense. Après quelques échanges la nulle était inévitable à cause des Fous de couleurs opposées. Une partie qui ressemble à certains égards à la précédente.
Les deux joueurs sont toujours dos à dos et le score est désormais de 1,5 – 1,5.
Demain Vendredi le DEFI trouvera peut-être son vainqueur. En cas de nouvelle partie nulle les deux joueurs devront avoir recours à un match de départage.
L’Échiquier Châlonnais.
En photo le papa de Romain EDOUARD: Jean Luc EDOUARD

La page ici

Analyse de la quatrième partie par Christophe Guéneau: ici

Nulle, nulle, nulle et encore nulle !

Jusqu’à présent Romain Edouard et Alexei Barsov nous avaient habitués à des parties denses avec des phases d’attaque et de défense très intéressantes. Ce fut loin d’être le cas lors de la quatrième et dernière partie du DEFI.
Cette fois les deux protagonistes ont décidé, presque d’un commun accord, de s’octroyer une journée de repos. Les premiers coups furent identiques à la seconde partie mais assez vite Romain Edouard, qui conduisait les Noirs, décida d’emmener son adversaire vers un terrain favorable en poussant immédiatement ses pions au centre (d5-e5-d4). Cela conféra à la partie une tournure originale, proche de la défense Benoni ou Gruenfeld mais avec un temps d’avance pour les Blancs. Après le coup Db6 la partie aurait pu devenir tactique mais Barsov n’était manifestement pas d’humeur à accepter les complications. Au 15e coup il provoqua l’échange des Dames et proposa la nulle, vite acceptée par son jeune adversaire.
Le premier défi organisé par l’Echiquier Châlonnais se solde donc par un match nul 2-2. C’est assurément une victoire morale pour le champion d’Europe Minime qui n’a jamais été vraiment en danger face à un GMI beaucoup plus expérimenté que lui. Parfois malmené dans le match (partie 2 et 3) Romain Edouard a montré l’étendue de son talent en défendant parfaitement et surtout calmement quelques positions délicates. Ce match, le premier de sa future longue carrière, restera donc un bon souvenir pour lui. A Fagnières il a gagné de l’expérience mais aussi certainement beaucoup de confiance, ce qui lui sera forcément très utile dans sa quête pour le titre de GMI. A titre anecdotique il a aussi gagné quelques points Elo mais ce n’était pas l’unique objectif de son séjour Champenois.
De son côté, Alexei Barsov, le champion d’Ouzbékistan en titre, peut se montrer déçu car à aucun moment il n’est parvenu à prendre l’avantage face au challenger. Tout au long du match il a essayé d’imposer sa technique et faire parler son expérience mais il a certainement manqué d’énergie et surtout de précision aux moments critiques.
Demain samedi les deux protagonistes du DEFI se départageront dans un mini-match en deux parties rapides de quinze minutes. En cas de nouvelle égalité on jouera un blitz, décisif celui-ci.
L’Échiquier Châlonnais.


Le bilan des départages ici
Les deux joueurs n’ayant pu se départager durant le match classique (quatre parties nulles) on procéda à un mini match de départage, samedi matin dans la salle des délibérations de la mairie de Fagnières. Au programme deux parties de quinze minutes par joueur avec une incrémentation de dix secondes par coup.
Le tirage au sort donna les Blancs à Romain Edouard dans la première partie. Comme on pouvait s’y attendre on assista à un nouveau débat théorique sur la défense Française. Lors du match classique le jeune espoir Français n’était jamais parvenu à prendre en défaut son rusé adversaire. Cette fois il décida de surprendre son adversaire en adoptant le grand roque. En vain car après une série d’imprécisions sa position se dégrada lentement. Très mal au temps il ne trouva jamais la parade et Alexei Barsov remporta une victoire, somme toute facilement.
Ne restait plus alors au champion d’Ouzbékistan qu’à confirmer son avantage en obtenant au moins la nullité avec les Blancs dans la seconde partie. Une mission loin d’être insurmontable puisqu’il avait chaque fois posé de gros problèmes à son jeune adversaire durant le match avec son ordre de coups 1. d4 Cf6 2. Cf3 e6 3. c4 c5 4. g3. Cette fois il préféra jouer 4. Cc3 et mal lui en pris car au terme d’une brillante partie Romain Edouard parvint à s’imposer et donc égaliser dans le mini match rapide.
Conformément au règlement on procéda alors à un ultime blitz. Le sort accorda les Blancs à Barsov qui avec six minutes au compteur, contre cinq à son adversaire, avait l’obligation de l’emporter. Cette fois la partie prit une tournure originale et Romain Edouard semblait en mesure de l’emporter. Hélas pour lui il fut incapable de bien gérer son capital temps et au moment où il prenait clairement l’avantage il dépassa le temps imparti.
Alexei Barsov est donc le vainqueur du premier DEFI organisé par l’Echiquier Châlonnais.
L’Échiquier Châlonnais.


Le programme du défi:
 
Mardi 17 avril 2007
A 14 heures : cérémonie d’ouverture
A 14 heures 30 : première partie du défi
 
Mercredi 18 avril 2007
De 10 heures à 12 heures :
Séance de dédicaces avec les 2 champions
Animation avec échiquier géant, parties libres, stand club
A 14 heures : seconde partie du défi
 
Jeudi 19 avril 2007
A 14 heures : troisième partie du défi
 
Vendredi 20 avril 2007
14 heures : quatrième partie du défi
 
Samedi 21 avril 2007
De 10 heures à 12 heures : Parties de départage en cas d’égalité
A 14 heures : Simultanée des espoirs opposant les meilleurs jeunes de la région à Edouard
Romain.
Simultanée V.I.P et joueurs adultes face à Alexei Barsov
 
Cadence :
Les parties se joueront à la cadence de 40 coups en 1 h 40 + 30 secondes par coup et le reste de la partie en 40 mn + 30 secondes.

Départage :
En cas d’égalité ils joueront 2 parties de 15 minutes + 10 secondes par coup, en cas d’une nouvelle égalité, 1 blitz de départage sera joué.

BNP Paribas:
Monsieur Michel Renault, directeur des agences de Châlons-en-Champagne, est heureux de vous présenter son nouveau produit financier novateur et performant : le Défi. Cela attire l’attention des clients, valorise la BNP PARIBAS et le partenariat. Cette initiative originale (roi géant) fait partie d’un des nombreux axes de communication mis en place pour le Défi.

Le site officiel de l’évènement ici

Commenter cet article