Mathilde Congiu répond à Echecs Mag

Publié le par Antoine Duboc

Elle a pris la bonne habitude de truster la première place chaque année. Mathilde Congiu remporte un nouveau titre de Championne de France dans la catégorie Cadette. En plus, Mathilde ne contente pas d'être une forte joueuse, elle participe également au développement des échecs en Guyane.

3e titre consécutif de Championne de France, qui peut arrêter Mathilde Congiu ?

 Ouh la la, beaucoup de monde ! Je suis très contente de mon tournoi mais je sais qu'il reste énormément de chemin à parcourir avant de rivaliser avec de forts joueurs. J'espère que cela arrivera un jour ! :)

  

 

 

Comment as-tu vécu ton tournoi ?

 J'ai adoré. En effet, j'étais logée avec mon entraîneur Olivier Renet et son fils qui jouait l'Open A, ainsi que François Brethes qui jouait en catégorie Cadet et son père. Olivier entraînait également Bastien Dubessay en catégorie Benjamin. On avait vraiment une situation idéale : un gîte super et on mangeait comme des rois grâce au père de François. Et il y avait un véritable esprit d'équipe et de cohésion. On attendait chaque résultat avec impatience et appréhension. Je crois que cette ambiance a été primordiale et nous laisse à tous un souvenir sensationnel. Je regrette seulement que François n'ait pas fait le même parcours que l'année dernière et que Bastien n'ait pas eu le résultat qu'il escomptait.

  

 

 

Actuellement tu joues pour le club de Cergy-Pontoise en NII, n’as-tu jamais eu envie d’aller te frotter aux joueuses du TOP16 ?

Bien sûr ! Le Top 16 est quelque chose de très attirant et j'espère que je pourrai y participer bientôt. Cergy Pontoise est un club proche de chez moi avec une équipe en N2 dans laquelle on pouvait largement tourner.

  

 

 

Quels sont tes objectifs maintenant ?

 J'aimerais obtenir ma dernière norme de Maître Féminin pendant l'été. Et si par bonheur, je pouvais jouer le National Féminin, j'aimerais le réussir (ce qui n'a pas été du tout le cas les deux fois où j'y ai participé). A plus long terme, je souhaiterais pouvoir jouer les Championnats d'Europe ou/et du monde mais les études ne me le permettront peut-être pas.

 

 

 

Parle-nous rapidement de ton séjour en Guyane pour y développer les échecs dans les écoles.

 Ce séjour a été véritablement une grande expérience. Le but, au départ, était de donner des cours d'échecs à des jeunes Amérindiens (de 8 à 13 ans) qui vivent sur le fleuve Oyapock en Guyane. C'est l'instituteur de l'école, Daniel Baur qui a permis cette grande aventure. Vincent Moret et moi-même avons donc passé une semaine dans le village. La deuxième semaine, nous avons visité quelques écoles et organisé les championnats académiques. Finalement, le séjour a permis de développer les échecs. J'ai rarement vu un tel enthousiasme et un tel engouement. J'aimerais que ce développement se prolonge dans l'avenir. Il est question d'ailleurs que nous retournions dans le village pour entraîner 4 enfants afin qu'ils viennent au Championnat de France à Aix-Les-Bains cet été. Ce serait une grande première pour eux qui ne sont jamais sortis de leur village et qui n'ont jamais vu la métropole.

 

 

 

 

 

 

 

Déjà disponibles, les interviews de Mathilde Choisy et Sébastien Feller.

 

 

Publié dans Les INTERVIEWS

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